Développer sa capacité de résilience

Amis du jour, bonjour,

Je vous souhaite une belle journée / soirée selon le moment où vous lirez ces quelques lignes. Ce mois-ci, j’ai partagé autour du thème de la résilience.

La résilience est cette capacité que nous avons tous de vivre les épreuves en pouvant rebondir, ce mouvement qui nous permet de puiser en nous des ressources pour nous adapter aux situations que nous rencontrons. La résilience est une force intérieure qui permet à la fois de se recentrer et se ressourcer (pour éviter aussi l’épuisement) et de déployer toute son énergie (idéalement dans le bon axe).

Je vous ai partagé au cours du mois plusieurs articles comme :

  • comprendre la résilience et la place de la sophrologie : ICI
  • la résilience expliquée simplement : ICI
  • un conte autour de la résilience : pour l’expliquer aux petits comme aux grands : ICI

Ces partages mettent en avant que nous pouvons tous être plus ou moins résilients et qu’il est possible de développer, renforcer cette capacité. L’idée n’est pas devenir un super-héro affrontant tout en sortant sa cape et ses bottes brillantes… mais de prendre conscience que nous pouvons vivre chaque situation de plusieurs manières. Que nous pouvons revisiter ce qui nous a traumatiser, marquer, pour avancer.

Que nous pouvons aussi parfois avoir besoin de nous laisser aller, de pleurer , d’accueillir un temps le mal-être, la souffrance : car ils ont aussi leur place. Qu’aucune vie n’est parfaite. Et que non, être fort ne veut sûrement pas dire avoir toujours la tête haute et avancer… être fort c’est aussi savoir se poser, se déposer et même se faire soutenir.

La résilience est aussi la capacité à apprendre et évoluer vers du mieux. Dans cet axe de travail, je vous ai partagé l’interview de Monsieur Desmurget : auteur du livre « La Fabrique du crétin digital ») ICI Qui met en avant ce qui peut se passer si nous avançons avec cette croyance que « c’est comme cela maintenant » ou « ce n’est pas si grave que cela » « nous ne pouvons pas faire autrement » … qui représentent de pensées figées… souvent fausses… pouvant avoir des conséquences désastreuses.

Voilà pour mon petit partage sur ce mois.

Je termine par une illustration de vie quotidienne, je trouve que cela donne à ces termes de résilience, capacité etc… plus de concret.

Il est une petite fille de 6 ans qui la nuit fait des cauchemars qui la terrifie. Des horribles cauchemars qui l’empêchent parfois de s’endormir et la réveille effrayée au milieu de la nuit, seule dans son lit. Même les doudous ne sont d’aucune aide car, eux aussi ont peur (c’est un comble : les parents pensent à renvoyer les doudous à l’école d’entraînement des doudous sans peur, sans reproche et plein de douceur)

Cette petite fille va bien. Les cauchemars font parties de ces peurs qui se mettent en place lorsque le cerveau grandit. C’est donc un processus normal. Pour autant, cela reste une situation problématique : pour l’enfant comme les parents.

Du point de vue des parents : le contenu des cauchemars est si imaginaire qu’ils ne savent que dire « mais cela n’existe pas, ce n’est pas réel ». En plus, ils ont entendu dire qu’il ne fallait pas « écouter ces peurs » et que le sommeil de l’enfant est important … alors parfois ils leur arrivent de disputer et râler… encore plus si plusieurs nuits d’affilées eux aussi ont été empêchés de dormir … Fatigue aidant, l’écoute n’est plus aussi bienveillante.

Pour autant, en utilisant les capacités de résilience, il est possible d’avancer au mieux dans une situation aussi banale :

  • résilience du parent qui se souvient que lui aussi a eu peur, très peur. Qui peut même se rappeler de la force de cette émotion. Peut être aussi se remémorer ce qui l’aider à surmonter ces moments : Compréhension et transmission sont possibles.
  • résilience du parent qui s’appuie sur les connaissances Scientifiques et sait que le mécanisme des cauchemars n’est pas un caprice : Capacité d’adapté l’accompagnement justement et éviter les préjuger.
  • résilience de l’enfant : aidé du parent, qui lui rappelle toutes les fois où ce dernier a réussi à bien dormir, lui expliquer que c’est normal de faire des cauchemars, que son cerveau devient plus fort et que l’enfant peut s’appuyer sur son imagination pour transformer le rêve… même si cela ne marche pas ce soir, demain et après demain ce sera plus facile : il faut du temps et de l’entraînement.

C’est un peu schématique, mais l’idée est là. Nous pouvons avancer avec des principes éducatifs…. ou nous pouvons avancer en utilisant notre expérience de vie, les connaissances qui nous entoure et les liens qui nous unissent à nos enfants.

Pour terminer cette histoire, la petite fille ne pleurs plus la nuit. Le soir elle s’endort seule. Parfois, elle se lève et finit sa nuit avec papa et maman. Sans jamais être disputée, sans jamais « abusée » … et peu à peu elle sait qu’elle devient plus grande et plus forte. Elle vit une de ses premières expériences de résilience : réussir peu à peu à affronter une situation qui la dépasse.

Ici l’enfant ne peut pas le faire sans l’accompagnement bienveillant de ses parents, car à son âge… ses émotions sont brutes et elle ne peut pas, n’a pas la capacité à s’apaiser seule. Par contre, elle ne reste seule dans la nuit à craindre pire que son cauchemars : la colère de ses parents.

Soyez bienveillant envers vous-même, enfant ou adulte. Et n’oubliez pas que nous avons tous en nous une part de l’enfant que nous étions, qu’il peut aussi nous guider et nous accompagner pour être plus juste dans nos choix et nos actions.

Belle journée à tous 😉

Aurore Busin Sophrologue Humaniste

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