Quelques idées autour du Bonheur

Ah le Bonheur … Un mantra, une inspiration, un objectif, un eldorado à lui tout seul !

Qui n’aimerait pas être heureux? Heureux pour toujours? Heureux pour demain? Plus heureux qu’hier, que son voisin??

Oui mais… le Bonheur … savez-vous ce que c’est?

Des philosophes, grands penseurs, en passant par des économistes, psychologues et autres scientifiques : le Bonheur fait l’objet de nombreuses réflexions et recherches.

Aujourd’hui nous en savons un petit peu plus sur le Bonheur.

Ca vous dit d’en savoir aussi un petit peu plus?

Je vous partage ce matin quelques idées autour du Bonheur.

Idée 1 : Le Bonheur est dans l’atteinte de nos projets

C’est quand j’aurai mon BAC que je pourrai être heureux.
C’est quand j’aurai ce job que je serai heureux.
C’est quand je serai marié(e), parent, avec une maison etc… que je serai heureux.

Le Bonheur serait dans l’atteinte de nos objectif.

Vrai ou faux?

Le professeur Daniel Gilbert a étudié notre capacité à prédire le Bonheur dans nos attentes et l’impact réel de la réalisation de ces attentes sur nous.

Il en ressort, que oui, avoir son BAC procure une immense Joie et fierté qui va pouvoir perdurer… de quelques minutes à quelques jours. Pour passer directement au stade suivant : la recherche de l’appartement pour continuer ses études, d’un job l’été, le stress de devoir quitter sa famille, ses amis, de se lancer dans une vie avec encore plein de doutes en tête… et là … le Bonheur s’éloigne à grandes enjambées …

Même phénomène pour le job de vos rêves : une fois obtenu. Il y aura le stress de montrer que vous êtes à la hauteur, la pression ressenti pour atteindre les objectifs, supporter le boss ou le collègue un peu pénible… et peut-être même déjà l’envie d’obtenir une promotion ?

Pour la maison, les enfants et la vie de couple… le même schéma se reproduira.

Tous ces projets procurent des instants de satisfaction, un bonheur éphémère qui sera vite remplacer par d’autres attentes futures, des frustrations .

Ici le Bonheur ressemble un peu à un arc-en-ciel que nous tenterions de toucher … il s’éloigne continuellement.

Deuxième idée : L’argent FAIT le Bonheur.

Alors? Vrai ou faux?

Attention : je dis bien »l’argent FAIT le Bonheur » …. pas le manque d’argent fait le malheur. Ce ne sont pas les mêmes idées.

En fait : l’argent est un besoin. En dessous d’un certain seuil, son absence nous installe dans une précarité telle que notre sécurité est en jeu. Et sans sécurité … point de bonheur. Difficile d’être heureux sans pouvoir manger ou dormir. Difficile de rester en bonne santé également… voir même de vivre.

En dessous d’un certain seuil, l’argent participe à nous maintenant dans un état de stress et d’inquiétude qui limite fortement notre capacité au Bonheur.

Mais et c’est cela le plus intéressant ici, l’économiste anglais Richard Layard (auteur « Le prix du Bonheur ») a démontré, pour les pays occidentaux, qu’au delà d’un certain seuil… l’argent ne contribue pas à augmenter le bonheur.

Il a mis en parallèle la courbe du niveau de vie économique des personnes et celle du niveau de bonheur moyen ressenti. A partir d’un certain seuil … la courbe du Bonheur stagne.

Etre riche ne rend pas plus heureux.

L’argent est un besoin.

Pas un facteur permettant d’être heureux.

Par contre avoir un travail avec une rémunération juste permet de s’épanouir dedans. Et encore … bon nombre de professionnels travaillent avec un salaire bas et sont pourtant épanouis dans leur travail. Comme quoi … tout est relatif. Demander à une infirmière son revenu ? Un enseignant ? Les chercheurs ? Les auxiliaires de vie ?

Ce qui est une des composantes du Bonheur est notre besoin de nous relier aux autres. De vivre en groupe, de se sentir intégré et d’avoir le sentiment d’avoir sa place au sein de ce groupe / société. Cela est une source de bonheur plus stable.

A toujours vouloir plus, nous risquons de courir, comme pour la première idée, vers un avenir inatteignable … car dès lors que nous aurons progressé … il nous faudra autre chose : le diplôme, le travail, la maison, le compagnon ou la compagne, des loisirs, une nouvelle télévision, un nouveau téléphones, des vacances, des enfants… des travaux pour améliorer la maison, une augmentation.. En plus, nous avons une forte tendance à nous comparer les uns aux autres… ce qui fait que nous sommes en perpétuel recherche de plus ou d’autre… Dans ce cas là, difficile de se construire un état de bonheur durable, non ?

Troisième et dernière idée  : Sans souci on est heureux.

Vrai ? Vraiment ? Vous êtes sûr ?

Pas moi. Ni le Professeur Gilbert… qui distingue le bonheur naturel et le bonheur synthétique.

Le bonheur naturel est celui vers lequel nous tendons le plus : c’est à dire l’état de joie ressenti lorsque nous obtenons ce que nous voulons.

Il est celui que nous idéalisons le plus … et sûrement le moins accessible (cf les deux points précédents)

Le bonheur synthétique s’appuie sur notre système psychologique immunitaire. C’est celui qui nous permet de nous adapter et de rebondir face aux aléas de la vie. Et de recréer une envie, une motivation, du Bonheur. Ce Bonheur là nous le construisons.

Un exemple : j’aurai aimé être scientifique … mais les mathématiques et moi … ne faisons pas bon ménage. Dès le lycée, on m’a gentiment fermer toute possibilité de tendre vers tous les métiers que j’envisageai … pour m’orienter vers la filière économique.

Pour autant, j’ai pris plaisir à découvrir les sciences économiques et sociales, les mécanismes qui font que les groupes fonctionnent plus ou moins correctement… cela m’a conduit à l’étude des relations humaines etc… Et d’aléas, en échec, en impossibilité … j’en suis arrivée à devenir Sophrologue, Science d’une conscience élargie et harmonieuse … aux neurosciences (surtout pour le stress et les émotions) et chaque jour je me passionne pour ce que je lis, apprends, partage, échange avec mes clients, collègues etc…

Nous avons tous en nous cette capacité à nous recentrer pour avancer de nouveau vers ce qui peut nous nourrir.

Une des voies du bonheur est bien de s’écouter, de vivre en lien avec nos émotions, de saisir chaque instant pour en profiter. D’apprendre à se poser sur l’instant que nous vivons et sur tout le bon présent là maintenant.

Le Bonheur peut se trouver partout … pour qui sait le saisir.

Ainsi, même des personnes qui quittent un pays en guerre peuvent rayonner et transmettre beaucoup de joie … alors qu’elles ont tout perdue.

Ainsi, même des personnes malades … peuvent être dynamique, souriantes et saisir la vie pleinement dans ce qu’elle peut leur offrir.

Le Bonheur ne sera pas continu. Il y a des hauts et des bas… et le mieux est sûrement d’apprendre à naviguer entre les vagues, peut-être même à s’orienter dans les tempêtes, les temps calmes.

Le point sophro :

Une chose que j’ai appris et qui me reste comme un mantra de mes débuts de pratiques. Cette petite phrase que disait souvent ma formatrice « Soyez présent à vous ici et maintenant. Ici et maintenant, tout va bien. Ici et maintenant vous êtes en sécurité. Ici et maintenant, écoutez-vous. »

Et c’est vrai, en général, et si vous me lisez à l’instant : vous n’êtes pas poursuivi par un vélo fou, votre collègue ne hurle pas sur vous, la maison n’est pas en feu, Ici et maintenant … vous êtes posé et en cet instant vous pouvez vous écoutez.

Se relier au présent est l’un des premier apport que la sophrologie fait sur notre capacité à accueillir, recevoir, partager le Bonheur.

Bonne journée à tous;)

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