Mai : Douleurs et sophrologie

Bonjour à toi qui me lit !

Pour écrire sur le thème du mois, j’ai choisi un style plus personnel. C’est pourquoi je m’adresse à toi de cette manière.

La douleur, c’est personnel. Au delà d’une sensation du corps suite à une lésion … Douleur physique de base. Il y a cette sensation fortement désagréable, une sensation pesante, lourde, vive parfois. Une sensation qui peut s’installer temporairement ou devenir chronique.

De fortes douleurs articulaires focalise notre attention sur ces points… occultant le reste et envahissant notre esprit

La douleur, j’ai connu. Je connais encore et je connaitrai toujours dans le futur. Elle m’a limitée, fait perdre confiance en mes capacités, baissée mes envies, bloquer dans mes mouvements.

Alors oui, quand je me suis formée pour devenir Sophrologue, j’ai naturellement voulue me former à la Douleur. Je me rappelle encore de notre formatrice, le premier jour, et de son énergie pour nous présenter que la « Douleur c’est génial ! » Tu imagines bien le choc?

Mais sagement, j’ai écouté. J’ai appris. J’ai intégré et … après plusieurs jours à recevoir le savoir, l’expertise de notre formatrice spécialiste de la Douleur… je suis d’accord avec elle.

Pour te parler Douleur, j’ai lancé 2 axes de communications (et oui sur les réseaux sociaux : car c’est plus facile pour moi de te partager ce que je trouve) Donc :

  • des partages sur la douleur, la sophrologie, les méthodes douces (sur Facebook et Linkedin)
  • Le Plusatout Challenge : tout le mois de mai je t’ai invité à me rejoindre pour inclure quotidiennement au moins 15 min d’activité physique (douce ou dynamique) avec des partages de vidéos de différentes pratiques et des retours.

Parce que pour vivre avec la douleur, il faut plus que la ressentir : il y a une part de compréhension de ses mécanismes et redonner place au corps vivant, mouvant.

Je te mets ici quelques liens des articles et vidéo que j’ai partagé :

  • Une vidéo pour comprendre les mécanismes de la douleur chronique : ICI
  • Un article présentant la place de la Sophrologie dans la douleur : ICI
  • Une vidéo formidable d’une sophrologue qui intervient en hôpital : ICI
  • Un article permettant de comprendre le lien entre stress, peur et douleur : ICI
  • Un témoignage de cette prise en charge difficile de la douleur : ICI
  • Les étirements pour une améliorer ses sensations au quotidien, entretenir son corps : ICI
  • Présentation d’une vidéo pour pratiquer le Qi Cong pour le cou : ICI
  • Présentation d’une Gym douce pour soulager le dos : ICI

Pour toute pratique ou reprise de pratique : un avis médical préalable est conseillé.

Avec tout cela, te voilà avec une belle vision de ce que j’ai partagé au cours de ce mois de mai. Donc pour aller un peu plus loin, je ne vais pas écrire plus sur la douleur … mais sur son absence.

L’impression que sans douleur, c’est une forme de liberté qui s’ouvre… une illusion.

Toi qui souffre, as tu déjà imaginé retourné à une époque de ta vie où tu ne souffrais pas? As tu déjà souhaité ne plus RIEN ressentir?

Moi, oui. Et j’ai appris qu’il existait des personnes qui ne ressentaient rien. Qui naissent sans pouvoir sentir leur corps : aucune douleur. Aucune souffrance physique. Tu imagines?

Pour certains cela pourrait paraître un rêve. Pourtant … c’est une maladie. Une souffrance au quotidien pour ses personnes qui doivent développer une hygiène de vie adaptée.

C’est l’analgésie congénitale. Aucune douleur ne parvient au corps. Aucune. La personne ne sait pas si elle est blessée, même légèrement. La douleur permet d’apprendre à prendre soin de soi (ne pas s’approcher d’une flamme car cela peut brûler, savoir doser la force d’un geste pour ne pas se blesser, éviter de se cogner sur les meubles ou objets etc…) Un corps sans douleur multiplie les lésions : des micro-fractures, des lésions plus profondes… qui ne seront peut être pas soignées et traitées puisqu’aucune douleur ne viendra signaler leur présence… Du coup un corps qui pourra être marqué de handicap. Chaque geste du quotidien demande une plus grande conscience des limites de son corps. Exigeant souvent que la personne atteinte observe quotidiennement son corps pour vérifier que « tout va bien ».

L’absence de système de perception de la douleur est souvent accompagné d’un retard mental. (Pour en savoir plus, cliques ICI )

Vivre sans douleur n’est donc pas un rêve. Un idéal. Cela peut même devenir une pathologie.

La douleur est utile est nécessaire pour que nous prenions soin de nous. Je dirai même plus, sans douleur : quel intérêt aurions nous à prendre soin de nous de manière active? J’entends si souvent dans mon cabinet, des personnes en souffrance, me dire qu’ils le sentaient – ce mal être, cette douleur depuis longtemps – mais ne l’ont pas écouté, n’ont pas pris le temps de modifier leur vie… jusqu’à atteindre le stop. Ce Stop qui sera parfois salvateur – arrivant à temps pour se recentrer. Mais un Stop qui pourra aussi être dévastateur et marquer un temps d’arrêt net, long de sa vie « normale », d’une vie où le dynamisme, l’envie et la sérénité n’ont plus leur place ou si petite…

Bien entendu, les douleurs chroniques marquent une usure du corps, un souci qui revient de manière lancinante et qui use le moral. Pour autant, il est possible d’avoir plusieurs postures :

  • celle de repli et devenir une douleur. Toute ta vie est régie par cette sensation. L’esprit focalisé dessus.
  • celle du rejet : avec une colère sourde, une frustration quotidienne qui use le mental (souvent une phase que toute personne rencontre avant de pouvoir accepter la chronicité de sa douleur)
  • L’incompréhension : pourquoi moi? Avec un besoin de chercher, comprendre, multiplier les suivis autour de cette souffrance (là aussi la douleur en vient à définir les actes du quotidien)
  • L’acceptation et la résilience : apprendre à vivre avec cette douleur, chercher et actualiser continuellement ses limites, connaître son corps aussi dans ce qu’il sait faire, peut faire.
La sophrologie pour prendre conscience de toute la richesse de son corps et son esprit

La sophrologie intervient pour t’accompagner vers un chemin de vie plus équilibré. Accepter ce corps tel qu’il est là maintenant. Accepter le diagnostic médical. Redevenir acteur de sa vie. Reprendre la première place de sa vie (et non pas devenir douleur). Apprendre à écouter, définir, limiter la douleur perçue. Apprendre à défocaliser, ne pas entrer en sur-tension musculaire, bloquer la respiration. Déployer un regard plus serein, juste pour soi. Renouer avec toutes ses sensations. Diminuer le ressenti de la douleur (en libérant la part émotionnelle, stress et mémorielle)

La douleur au delà de la sensation désagréable est la compagne d’un corps vivant, vibrant et mouvant. Plus tu apprends tôt à écouter ses messages, avec bienveillance, plus tu t’accompagnes à avancer sur le chemin de ta vie de manière harmonieuse. Chaque jour, il est possible de porter sur son corps un regard attentif, une attention active. S’en occuper aussi lorsque la douleur n’est pas présente… conscient quand il va bien, qu’il est en énergie. Et alors, s’offrir la possibilité de vivre son corps dans toute la globalité de sa richesse.

Pour en savoir plus sur mon accompagnement Douleur et Sophrologie, contactes-moi au 07 83 47 97 40 / plusatout@gmail.com

Je te souhaite de pouvoir trouver un équilibre avec toutes tes sensations, de pouvoir faire de ce corps vibrant et mouvant un compagnon.

Belle journée

Aurore

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