Un enfant, c’est quoi?

A travers ce titre lumineux, je souhaite vous parler de la sophrologie pour les enfants.

Oui mais, avant de parler de sophrologie pour les enfants, je me rends compte qu’il est bon de faire un point sur ce qu’est un enfant. Chaque parent et professionnel peut avoir sa propre perception de l’enfant.

Un être bruyant, sensible, fatiguant, capricieux, immature. Ou un mini-soi qui ressemble tellement à grand père Léon ou Cousine Germaine…. ou encore un petit être si fragile qu’il ne faut en rien perturber son environnement, le sécuriser au maximum … attention là un coin de table trop pointu … ou lala quoi du vélo sans petites roues??

Avec humour et dérision, la toile met en avant ce lien tout émotionnel qui nous unis à ces petits-êtres et à la difficulté d’être un parent – encore plus dans notre société actuelle où le temps est compris et vécu en terme d’exigence, de règles et de sur-stimulation.

Fort heureusement, la science nous accompagne et nous permet aujourd’hui de mieux comprendre ces petits êtres. Alors, un enfant c’est quoi?

Un enfant de base est un être adulte en devenir. Il naît en apparence comme un adulte fini – en plus petit. En apparence seulement, car dans la réalité pure et dure : il n’est pas du tout terminé…. et oui, 9 mois voir parfois moins dans le ventre ce n’est pas suffisant pour que ce petit être soit complet. Il va continuer de maturer, grandir et évoluer de nombreuses années durant.

Un enfant est un être sensible (tout petit c’est d’ailleurs cette relation sensible qui est première : besoin d’être rassuré par le toucher, nourri, cajoler, premier contact avec les sensations de faim, satiété, de froid, chaud, humide, sec, de doux, rêche, de position debout, assise, allongée… une perception malhabille de son corps et de ses mouvements, l’impression de vivre AVEC l’autre (sa maman) et donc un grand vide durant les temps de séparation … ) et il va rapidement évoluer, en quelques mois il saura se tenir assis, ramper, marcher, manger, dormir seul … quelques mois importants, éprouvant et intenses pour l’enfant comme le parent.

Un enfant est un être sensible, émotionnellement immature, qui se construit neurologiquement (le cerveau est considéré comme mature …. à …. 25 ans !!!) , biologiquement (croissance, dents, hormones ), cognitivement (apprentissage moteurs, scolaire, relationnels, sociaux, culturels, familiaux), émotionnellement (empathie, bienveillance, colère, tristesse, joie, amour, frustration etc…) Chaque étape permet à la suivante de se passer mieux … et chaque étape peut être une source de déstabilisation : que cela soit pour l’enfant comme pour les parents ….

Alors non, un enfant de 2 ans ne fait pas de caprice. Si il en fait : inscrivez-le vite à la fac car c’est qu’il est plus que précoce … plus que surdoué… à cet âge là … l’enfant ne comprend pas pourquoi vous êtes fatigués, stressés, pressés… pourquoi là c’est pas le moment de jouer, parler … il ne sait pas qu’en réalité en répétant sa demande – qui pour lui est essentielle – ça provoque en vous une montée de stress… De même qu’un enfant de 5 ans ne peut pas vous manipuler (même les psychopathes ne sont pas détectés aussi tôt alors de petits manipulateurs n’en parlons pas … Par contre un mode éducatif sur la récompense / menace / chantage aura de forte chance de produire un schéma similaire chez l’enfant – et oui … le mimétisme … marche à fond à cet âge là.

Un adolescent ne fait pas exprès de partir « en live », en crise … et de dormir tard, de se couper de sa famille … il est aussi en train d’expérimenter une montée hormonale et émotionnelle qui perturbe ses capacités de raisonnement et de modération.

Du coup, on fait quoi? On accepte sous couvert d’immaturité? On les éduque comme des enfants « rois »? … Pour ma part non.

J’utilise les connaissances scientifiques, mes connaissances de la sophrologie, pour accompagner les enfants et adolescents à mieux se connaître, à identifier les bons et mauvais moments, à se relier à ce qui est aidant pour eux (et là on retrouve souvent le parent ^^ et oui … même en crise avec son enfant : le parent reste son meilleur atout) et surtout j’accompagne aussi les parents : parfois on a la bonne intention, on sait vers quoi tendre, on identifie le trouble … mais c’est le chemin qui n’est pas connu, trouvé ou adapté… et la sophrologie propose un accompagnement qui repart sur soi, l’écoute de soi, de l’autre, de ses émotions… qui permet de se libérer du trop plein, de lâcher -prise et de se relier à nos valeurs… ce qui peut être aidant.

Pour finir,le but de tout cela, c’est pour le parent d’accompagner leurs enfants vers… l’âge adulte. Cette étape signifie que votre enfant a atteint sa maturité (émotionnelle, neurologique, biologique et cognitive). Il est en capacité de s’intégrer dans la société, de s’adapter aux situations qu’il rencontre et de prendre soin de lui.

Un sophrologue reçoit des familles dans son cabinet. Un sophrologue qui accompagne un enfant est un professionnel , pour moi, disposant des capacités d’adaptation de la pratique au stade de l’enfant.

Un sophrologue travaille à la demande du parent, avec l’accord de l’enfant, pour l’enfant et ce sur quoi souhaite/ peut travailler l’enfant (sinon ça risque fort de ne pas marcher … ) Je ne rend pas « sage », « calme » ou « attentif ». Moi je n’éduque pas. C’est le parent et c’est dans ce rôle d’éducateur qu’il vient me consulter.

J’accompagne l’enfant sur son chemin d’acquisition et d’évolution pour grandir avec plus de sérénité, de confiance en lui, plus de douceur. Le parent est une ressource que j’intègre à cet accompagnement : il est une ressource sécuritaire, bienveillante et éducative.
C’est une relation tripartite qui est en place où chacun à sa place, son rôle. La place centrale étant celle de l’enfant.

Selon l’âge, l’accompagnement varie. Ainsi avant 6 ans, le parent est pleinement intégré à l’accompagnement. Parce que celui sur lequel votre enfant développe ses capacités de gestion émotionnelle, de retour au calme, de capacité à se relaxer, se relâcher ou d’attention … c’est vous. Le mimétisme est prégnant à ce stade de développement. Intégrer à cet âge la sophrologie ne peut se faire sans l’implication du parent et ouvre un temps de partage de soi avec son enfant plein de sensorialité, d’écoute empathique, de guidance vers un état plus serein pour vous deux. Le sophrologue est un partenaire de cette relation – un partenaire éphémère qui transmets la pratique.

Plus de 6 ans, moins de 12 : j’accueille l’enfant une première fois avec le parent et je vais inviter l’enfant à s’autonomiser en acceptant de vivre les séances seul avec moi. Toujours avec bienveillance et respect de ses limites. Le travail d’écoute mis en place permet d’établir une relation de confiance où l’enfant n’est ni élève, ni patient mais un pratiquant de la sophrologie. C’est une relation fondée sur l’échange et la confiance. J’invite l’enfant à intégrer le parent à l’accompagnement. Vous restez ici une ressource importante et surtout permettez à l’enfant d’intégrer chez vous, pour lui, la pratique de la sophrologie. De renforcer les bienfaits tant sur les effets que sur la durée. Donc le parent sera plus ou moins impliqué – selon le besoin de l’enfant. Les séances se veulent ludiques, les pratiques intégrables à la maison, seul ou avec un parent, un frère ou une soeur.

Plus de 12 ans : c’est un adolescent qui vient. Je le considère autonome, en capacité de verbaliser le pourquoi il veut faire de la sophrologie. La pratique se fait seul avec l’adolescent (l’accord du parent est indispensable pour débuter tout accompagnement). Le travail d’écoute est centré sur l’adolescent, ses besoins, ses demandes. L’accompagner à mieux vivre avec son corps, ses émotions, son stress. A trouver sa place, au moins durant le temps de la séance et pourquoi pas en dehors aussi. La confidentialité des échanges est la même que pour un adulte – l’adolescent partage ce qu’il souhaite avec ses parents. Si les parents veulent en savoir plus : ce sera en présence de l’adolescent et dans le respect de son intimité (bienveillance) .

Pour les parents : la sophrologie intervient comme une technique d’accompagnement, qui se veut bienveillante et respectueuse. Vous restez ceux qui éduquent et transmettent leurs valeurs éducatives. C’est une pratique progressive, douce et qui favorise l’écoute de soi, l’écoute active.

Pour en savoir plus sur les accompagnements sophrologiques à destination des enfants, vous pouvez me contacter par mail : plusatout@gmail.com ou par tel : 07 83 47 97 40 et continuez à me suivre durant ce mois d’avril où je vous partagerai d’autres informations autour du monde des enfants.

Pour en savoir plus sur le développement des enfants, je vous renvoie à ces articles :

Belle journée à tous !

Aurore Busin Sophrologue Humaniste

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