Je suis né(e) stressé(e)

S’il est une chose que j’entends depuis très longtemps. Même depuis l’enfance. C’est cette croyance que le stress serait inné. Qu’il ferait partie de nous, au point même de définir notre personnalité : je suis quelqu’un de stressé. J’ai toujours été comme ça.

Et avec cette croyance, ce jugement «  je ne peux rien y faire ».

Sophrologue, passionnée par le stress et les neurosciences, je me suis donc penchée sur cette question de l’innée et du stress.

Y a t-il un lien entre le stress et notre génétique ? Sommes-nous « programmés » à être plus ou moins stressé ?

Cet article,issu des partages du Centre d’Etudes sur le Stress Humain, vise à répondre à ces questions.

C’est une question complexe. Au niveau du stress, il y a une situation qui est perçue par nous / notre organisme comme stressante et qui va générer tout un processus de réaction au stress (dont la productions des hormones de stress mais pas que).

Dans un prochain article je vous parlerai de ce qui fait qu’une situation entraîne une réaction au stress (CINE).

Pour ici, l’important est que nous savons que la génétique intervient sur la réponse physiologique du corps au stress. En gros, selon nos gênes, certaines personnes vont réagir plus fortement et d’autres plus lentement à une même situation de stress. Et de même pour enclencher la baisse du niveau de stress.

Sauf que dans la question du stress : il y a deux éléments à prendre en compte : la personne et la situation.

C’est l’intéraction entre les deux qui produira une réaction ou non.

Il y a donc dans le stress, une part liée aux gènes et une part à l’environnement.

Les gênes peuvent-ils influencer notre perception ou réactivité au stress ? Le stress peut-il avoir une influence sur notre génétique.

C’est ce que tente d’éclaircir plusieurs articles du Magazine Mammouth (N°9 de 2011) en détaillant des études mettant lien la capacité d’attention et d’affection d’une mère rate et les capacités des rats quant au stress, mais pas que.

Dans ces études, il est mis en avant que même si il y a une part de génétique dans notre relation au stress, elle n’est pas seule en cause. L’environnement est aussi un facteur important.

Les études démontrent que les rats ayant eu une mère attentive et affectueuse avaient de bonne capacité de réaction au stress (le stress ne monte pas trop haut, trop vite et il redescend de manière efficace). A contrario, les rats ayant eu une mère peu attentive et affectueuse avaient une réponse au stress plus haute mais aussi une baisse de leurs capacités cognitives et mémorielles. (Etude du Docteur Micahel McGill, professeur à la faculté de médecine Université McGill – étude sur le soin maternel et la génétique)

Notre environnement a donc une importance significative dans notre rapport au stress.

Nos gènes évoluent en fonction de l’environnement : nous pouvons influer sur leur fonctionnement avec notre alimentation, la prise de certains médicaments et donc par le stress. Cela s’appelle l’épigénétique.

L’épigénétique est comme un code qui agit sur nos gènes. Ce « code » est utile pour spécifier à un gène la manière dont il doit agir en fonction de sa localisation. Ainsi un gène n’aura pas la même utilité si il se situe dans un foie, un cœur ou un cerveau.

Dans l’expérience des rats : les mères qui donnaient de très bons soins attentionnels et affectifs « influençaient » le gène (NR3CI) qui contribue à diminuer la concentration d’une hormone de stress chez leurs enfants. Permettant à ceux-ci d’avoir des réactions au stress plus équilibrée.

Bilan : oui, nous pouvons par notre génétique avoir une prédisposition à produire plus d’hormones de stress ou moins d’hormones de relâche du stress.

Mais NON, cela ne définit pas notre relation au stress. Rien n’est figé dans le temps. Nous pouvons agir pour améliorer nos  réponses face au stress

Il y a notre environnement : ce qui nous a été transmis par nos parents tout petits. Mais aussi, ce que nous faisons chaque jour pour développer des conduites favorisant une meilleure relation avec soi, les autres et donc le stress.

Le stress ne définit en rien une limite de votre personnalité ou une qualité / défaut qui vous serez propre. Mais plus votre capacité à intéragir avec votre environnement et votre équilibre intérieur.

Des pratiques comme la sophrologie permettent de développer cette « agilité » à se connaître et mieux s’adapter aux situations ressenties, analysées comme stressantes. A améliorer votre capacité à relâcher le stress et développer des états plus harmonieux (pas forcément d’être Zen ou calme. Mais aussi disposée d’une énergie plus régulière, d’être en lien avec vos émotions et en accord avec vos valeurs )

Comment ? : en développant une écoute régulière de soi, en développant vos capacités et ressources, en ouvrant votre conscience à votre rapport au stress et en vous accompagnant pour la faire évoluer vers un rapport plus juste.

Le temps ? : si le travail sophrologique est complet, les bénéfices s’intégreront à votre quotidien, à vous par la suite, de suivre votre écoute pour le maintenir, le faire évoluer tout au long de votre vie.

Pour en savoir plus sur la sophrologie et le stress, n’hésitez pas à me contacter.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s